Doute, nul

Doute, nul



Pour me sortir du froid,
Juste un étrange parfum,
Une seule goute d'émoi
Un lourd désir sans fin.

Après ce long soupir,
Nait ce fourbe silence.
Cesse donc de courir,
Déja l'oiseau s'élance.

Tu es là perdu, sur
La route monotone
Longeant sans foi le mur
Sous les feuilles d'automne.

Une douce illusion
Déjà s'est encrée là
Loin des longues effusions
Du passé morne et las.

# Posté le vendredi 14 novembre 2008 14:36

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 14:51

La tomate sans bras.

La tomate sans bras.
Un jour, une tomate sans bras s'allongea sur son lit, un abricot sans jambe entra et lui demanda :

"Tiens tu dors sans oreiller?"

La tomate répondit :

"Oui il est sous le lit"

# Posté le mardi 19 août 2008 11:11

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 14:51

L'idée de la Pastèque.

L'idée de la Pastèque.
Ouais, ouais je vais écrire un bouquin.

Je pense en faire un essai fondateurs de la pensée neo-cynique contemporaine, mouvement qui n'existe pas encore, mais qui aurait une grande influence sur le début du 21e siècle dans l'histoire.
J'imagine que ce texte apparaîtra comme une nette scission avec les réflexions antérieures au sujet de la conceptualisation de l'objet en, et pour soi même.
Le concept devra bien sur en tant que victime du monde capitalisme, partir de ma viabilité fiscale pour le définir.
Notons l'extrême logique de ce raisonnement car toute chose qui pourrait être vraie a la capacité de subitement changer de véridicité pour devenir équivalent à un mauvais album de hip-hop francophone.
Je nommerais cet essai : "L'Idée de la Pastèque".

Pourquoi me direz vous sans attendre?


Le problème qui saute aux yeux, malgré l'intangibilité de celui-ci, ainsi que l'inintérêt total de la connaissance précise de ceux qui nous l'ont posé, se doit bien de mériter tout de même notre plus grande et indivisible attention. Pour en venir à bout, il vint donc tout naturellement ma volonté d'étudier la nature intrinsèque de l'idée de la Pastèque. D'où le titre.

Considérons donc l'aspect physique. Une idée de la pastèque pèse environ 8.7Kg, a une teinte verte-violette et lorsqu'on la place derrière une un bureau en formica prend toute la dimension.
Dans sa "Phénoménologie pratique et intrinsèque de l'idée d'une certaine pastèque nommée Rosetta", Ivan F. Petronovic maintient que l'idée de la pastèque a n pépins tel que n<10852. Ceci est de toute évidence absurde, car une idée de la pastèque est au plus doté d'une dizaine de pépins, ce que je me propose avec joie de démontrer, mais pas la.


Bref, mon ouvrage sera conçu dans l'idée d'évolution.
Ce sera la première fois que l'on rencontrera le concept d'une fourchette restreinte de valeurs permettant l'évolution de la vie.
Suite au krach de Wall Street il a été prouvé qu'une simple pastèque ne tenait à rien de reconnu.
Pourtant il existe d'une manière qui malgré son absence confirmé par des siècles d'esclavagisme d'un pouvoir ni omnipotent, encore moins omniprésent, un Homme libre, qui reste cependant lui aussi très con... Mais libre.


C'est Gérard Broccoli Statisticien chez M&Ms qui en créant une matrice capable de calculer le pourcentage de différence entre les masses des M&Ms bleus et les M&Ms verts, a réalisé la première expérience, en disant que s'il se trompait, ca ne changerait rien.
De la est parti un mouvement révolutionnaire conçu sur le principe d'inutilité. Inutilité que l'on conçoit comme une tare mais qui reste un acte de liberté profond, être inutile, c'est être plus que n'être rien, sans la responsabilité de l'intérêt. Je conçois que l'inutilité est a priori agaçante et qu'elle fait naître un sentiment de révolte chez les acteurs humanitaires qui aimerait que les pauvres petits éthiopiens ait à manger, mais il y a un Sud économique à respecter, ça couterait trop cher de refaire tout les livres de géo.


Soit ce sera vain, mais ce sera avant tout politique, un manuel de survie utile a tous, l'inventive irrationalité d'une telle quête pourrait mener a une nonchalance généralisé proche de l'anarchie mais tout aussi proche que n'importe quelle utopie voltairienne. Ne nous attardons pas sur le principe il est bien naturel, un chien saurait y prendre part (une loutre non, mais passons.).

Le symbolisme y sera aussi important, un changement des codes et du langages sera nécessaire. Le bleu ne devra plus être bleu sans quoi la surprise du bleu n'existerait plus, les racines de l'arbre ne seront plus les sienne ce qui incitera l'arbre même à se remettre en question. Il n'est pas question de réduire le vocabulaire en un novlangue insensé mais de créer des mots et des sens. D'offrir aux mots une valeurs marchande et une capacité d'échange, le jolie ne sera plus a coté du beau mais a coté du froid.


Ne dévoilons point tout mon programme révolutionnaire il serait honteusement copié par Martine Aubry et le PS reviendrait, quelle tristesse!

# Posté le dimanche 01 juin 2008 14:46

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 14:52

Toujours.

Toujours.


L'odeur aigre d'un long chagrin se répandant sous nos pieds
De la fumée derriere les arbres rejoignant un ciel deja gris
Reste juste quelques personnes perdus la bas
Se réveillant chaque matin et se levant pour rien.

Possédés par quelques images d'une île perdu
Reste d'une jeunesse ou d'un rêve oubliés
Nous restons enchainés a un monde sans vie
Mais il y a d'autres choses... Beaucoup d'autres...

Tous Pétrifiés, par une peur soudaine
Nos jambes fléchissent et cèdent dans l'ombre
La plume tremble devant l'absolue vérité
Quelle Chute!

Juste devant, l'ombre passant,
L'eau révèle la vérité.


L'onde le surprend et le torture encore
Il n'aurait pas du plonger dans ce lac.
Aucun échos, juste ce va et viens incessant
De ce qui fut et ce qui devrait toujours être.

Le vent ne s'arrête pas il le sent encore
La poussière l'envahit, l'ombre est plus froide
Ce silence de plus en plus insupportable le tue.
Il n'entend plus en lui que toutes ces promesses perdus.

Le grand incendie s'impose, il jette sa cigarette
Peu importe son corps difforme brule deja
Ce n'est pas assez voici le marteau
Qui assène de coups le reste de son âme sinistre.

Il cours pour échapper a l'espace vide
Il ne distingue plus l'enfer du paradis
Son regard vide rappelle l'écran noire
Il disparait pas a pas vers une autre scène.

Son oeil inquiet parcourt la chambre
Il se rappelle qu'il a dormis dans ce lit
Une petite chanson calme et réconfortante
Et s'il se rendormait comme il y a si longtemps.

Le bois tombe sur le pavé, l'aiguille avance doucement
Tout les cycles s'arrêtent en un instant innocent
Il n'y avait rien, maintenant il le sais
Il pars pour partir, et cours vers le néant...


# Posté le vendredi 23 mai 2008 12:50

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 14:52

A

Et nous allons, vent sous les nuages
Tout est noir mais je te sais couleur
L'horizon n'est pas faites pour tant de bagages
J'y ai couru, jusqu'à ce si beau leurre.

Il y a de ça dans ses poumons brulés
Un sommeil rouge qui écarte l'envie.
Je dessine le pays trop affabulé
Qui nous ôtera tous notre lente vie.

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# Posté le dimanche 20 avril 2008 15:05

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 14:53